guineeinformation
Question
Les autorités françaises ont-elles eu des contacts récents avec la junte au pouvoir en
Guinée?
Où en est la préparation des "sanctions ciblées" dans le cadre de l'Union européenne, et les
efforts dans le cadre du groupe de contact et avec des partenaires africains?
Par AFP, le 01/10/2009
Réponse
Notre ambassadeur à Conakry assure le contact avec la junte.
S'agissant de l'aide d'urgence
apportée par la France depuis hier, deux équipes médicales françaises sont à pied d'œuvre à Conakry. La distribution dans les hôpitaux de matériel médical, que nous avons acheminé hier dans la
capitale, a commencé.
Les responsables des massacres devront répondre de leurs actes. La junte est égalementresponsable de la sécurité de tous les Guinéens, y
compris des membres des forces vives et des représentants des forces politiques.
La CEDEAO a condamné fermement ces actes
de violence et appelé à la constitution, en collaboration avec l'Union africaine et la Commission des Nations unies pour les droits de l'Homme, d'une commission d'enquête internationale. Les
autorités françaises soutiennent cette initiative qui permettrait d'établir les faits et les responsabilités de manière incontestable.
Nous avons demandé une réunion
d'information du Conseil de sécurité sur les récents événements en Guinée, le 30 septembre 2009. A l'issue de cette réunion, la présidence américaine du Conseil de sécurité, Mme Susan
Rice, a effectué une déclaration à la presse. Dans cette déclaration, le Conseil de sécurité condamne les violences commises le 28 septembre, appelle au jugement de leurs auteurs, exige la
libération des prisonniers politiques, demande le retour rapide à l'ordre constitutionnel grâce à la tenue d'élections en 2010. Il apporte son soutien aux initiatives régionales en cours,
notamment celles du président Compaoré pour sa médiation, de l'UA qui prépare un rapport sur les récents développements en Guinée et la possibilité de sanctions à l'encontre de la junte et
de la CEDEAO qui pourrait mettre en place une commission d'enquête internationale. Enfin, le CSNU a appelé le chef de la junte guinéenne à confirmer son engagement de ne pas être
candidat à l'élection présidentielle de 2010 et s'est montré déterminé à continuer de suivre de près la situation en Guinée.
S'agissant de votre deuxième question, je vous rappelle qu'à l'initiative de la France,
l'Union européenne a procédé à des consultations le 30 septembre en vue de l'adoption de sanctions ciblées contre la junte. Ces travaux progressent. Nos partenaires partagent notre
condamnation des violences.