Partager l'article ! Saïd Djinnit : " la position de l'ONU, ni Dadis, ni les membres du gouvernement ne doivent se porter candidats, cette position n'a pas évolué, c'es ...
La communauté internationale tente de rassurer, en affichant un semblant d’optimisme et de détermination d’amener le CNDD et le Capitaine Dadis
à la raison, malgré la profondeur des désaccords entre le CNDD et les Forces Vives, "est-ce que je suis optimiste? Il est difficile d'être très optimiste quand on sait que la divergence, le gap entre les deux parties est
encore énorme,…"il y a encore beaucoup de terrain à parcourir pour rapprocher les points de vue des uns et des
autres et surtout agir dans le cadre et conformément aux souhaits exprimés par la communauté internationale", même s'il y a des raisons d'être inquiets, il faut malgré tout demeurer optimiste" a affirmé Saïd Djinnit, représentant du
secrétaire général de l'ONU en Afrique de l'Ouest.
Elle (UA) s’inquiète aussi de l’ethnicisassion du champ politique par le CNDD, et qui pourrait menacer la cohésion nationale
:"il faut
éviter le pire en Guinée, en écartant grâce aux négociations menées à Ouagadougou une issue dangereuse qui pourrait tirer le pays vers une guerre civile du type Liberia, …il faut absolument
trouver les moyens d'éviter le pire", insiste-t-il lors d'un entretien avec
l'AFP.
Avant d’ajouter "Les risques sont évidents lorsque vous entendez parler, ici et là, de certains qui veulent introduire des éléments d'ethnicité,
d'indications sur le recrutement de milices formées par des personnes qui viennent de l'extérieur…, on a même parlé d'officines qui ont recruté des
gens pour entraîner ces milices".
Et malgré la confiance renouvelée à la personne du médiateur, il rappelle que "dans toute sa démarche, dans tout ce qu'il fait, dans tout ce qu'il vise à
réaliser, le facilitateur a en tête les préoccupations exprimées par la communauté internationale,…ce n'est que le début des négociations, les propositions vont continuer et le document (de la médiation) va évoluer", souligne Said Djinnit.
Il insiste également que "la position des Nations unies a été et demeure que le président du CNDD (Conseil national pour le développement et la
démocratie, junte), les membres du CNDD et le Premier ministre, comme ils s'y sont engagés, ne doivent pas se porter candidats aux élections présidentielles, puis réaffirme que "cette position n'a pas évolué, c'est
évident".
A suivre…